Avec une météo au diapason de la thématique du week-end, l’Afrique a été chaleureusement fêtée par plus de 20 000 visiteurs.
A chacun sa façon d’écouter
pique-nique familial à l’ombre,
sieste au soleil…

Sam tshabalala a donné le premier concert du week-end à 13h30 dans le cadre privilégié de la clairière des impros. Une autre façon d’écouter, à hauteur des artistes, commenté gaiement par un spectateur: “c’est génial, on se croirait dans un festival Womad”, tandis qu’une famille ravie a “l’impression d’être invité à une garden-party!”
Sur la grande scène, Wasis Diop, élégant et presque régalien, allume la mèche, bien servi par l’accordéoniste Miguel Alejandro Barcelona qui contribue largement à faire le show, sous les yeux de son petit garçon qui l’encourage de la voix, en espagnol, tout au long du concert.
… puis “l’African Tribute to Art Blakey” de Stéphane Huchard met le feu aux poudres. Un show intelligent, respectueux du vieux maître, sans jamais tomber dans le piège de la soumission, grâce à la présence
superbement décalée de Thomas Guei (percussions) et de Baba Cissoko, qui provoque les réactions du public chaque fois qu’il fait parler son tama. A la clé, deux vrais rappels et trois ovations debout qui laissent le groupe au bord de l’épuisement.
Côté cour, une femme aura tournoyé sans relâche pendant plus d’une heure et demie, filmée et photographiée de tous côtés par ceux que son énergie inépuisable amuse. Le temps du rappel, elle disparait dans la foule.
Le dimanche, c’est au tour du gang de Cheick d’assurer le show. Deux heures dix d’un concert qui s’achève avec un public debout sous le Delta bondé, sans parler des abords, totalement congestionnés. Plus une place sur les pelouses voisines, même celles de l’entrée des artistes sont noires de monde.
A la fin du concert, une spectatrice s’approche du côté de la scène et apostrophe l’un des membres de l’équipe.
- Il faudrait un grand concert mandingue dans votre programmation tous les deux ans.
- Et pourquoi seulement tous les deux ans ?
et des découvertes toute la journée

• danse improvisée avec Katherine Joséphau, les arbres, le ciel, les paysages sonores de Gaëlle Braouezec, le didgéridoo et la sanza de Philippe Perrier.

• flûte pygmée avec Patrick Bebey, jeu d’enfants… et de musiciens, souffle dans un tronçon de renouée, inspiration chantée, et ryhtme tapé avec la main sur le coeur! Petits et grands sont repartis avec une flûte pour s’entraîner.

• contes improvisés comme chaque jour par Abbi Patrix et Linda Edsjö qui a délaissé son marimba dans la clairière pour accompagner les histoires en jouant et en faisant jouer les spectateurs sur les objets du jardinophone…

• atelier de fabrication : flûte de pan, carillons…
et la vedette du jour (photo prise d’un téléphone et reçu par mail) :
Le petit écureuil gourmand qui a chapardé toutes les noisettes du jardinophone – les noisettes qui dansaient leurs sarabandes joyeuses dans les arrosoirs, celles qui tournaient enfermées dans les cages à sons et celles qui ruisselaient dans les bambous.
Venez découvrir par quoi elles ont été remplacées…

